Etendue de la banquise polaire: actualisation septembre 2018

Le DMI (Danish Meteorological Institute) publie régulièrement l'évolution temporelle mois par mois de l'étendue de la glace de l'Arctique.

Le site SCE va également mettre en ligne les 'updates' concernant cette évolution.

Les données du graphique DMI montrent que l'extension de la glace Arctique est la quatrième plus élevée depuis 2006 et la plus importante depuis 2014.

Les données du graphique concernent les mois de septembre depuis 1978 (courbe rouge), la droite de pente négative donne la tendance de ce mois depuis 1978.

Pour les autres mois, il faut consulter le site DMI et 'cliquer' sur le mois souhaité. Si on extrapole la droite dans le temps (vers la droite sur le graphique) on peut prévoir, si la tendance se maintient (on n' a jamais que 40 ans de recul !), qu'il n'y aura plus de glace en Arctique dans soixante ans environ.

Cela a souvent été la situation au cours des temps géologiques, avec notamment les 'événements hyperthermaux' - par exemple à la limite Paléocène/Eocène, ou plusieurs fois au cours du Pliocène, et cela n'aurait donc rien d'exceptionnel.

La pente négative correspond à la déglaciation entamée au début de l'Holocène, et fait également suite au Petit Age Glaciaire.

La glace est épaisse de deux mètres ou plus (septembre 2018), situation très différente de celle d'il y a 10 ans.

Cela explique que des bateaux se soient fait 'prendre' en 2018 dans la mer Arctique et aient dû faire marche arrière (cf. les nombreux articles dans la presse).



Ci-dessous: la différence entre l'évolution de l'extention des banquises au pôle nord et au pôle sud de septembre 1979 à septembre 2018

Source: NSIDC (National Snow and Ice Data Center)

Arctic- and Antarctic-wide changes in sea ice

Après 24 années de perte de superficie à un rythme moyen de -1.2% par an, la fonte de la banquise au pôle nord (Arctique) s'est quelque peu stabilisée depuis 2012...

Au pôle sud (Antarctique) la banquise continue à se maintenir ou a même augmenté légèrement en superficie au rythme moyen de +0.05% par an depuis 1979 , début des observations satellitaires.