Saints de Glace

Les saints de glace sont une période climatologique située, selon des croyances populaires européennes du Haut Moyen Âge, autour des dates des fêtes de saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, traditionnellement célébrées les 11, 12 et 13 mai de chaque année.

Ces saints sont invoqués par les agriculteurs pour éviter l'effet d'une baisse de la température sur les cultures, qui pouvait être observée à cette période et qui peut amener du gel (phénomène de la lune rousse).

Une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.

Statistiquement, le gel survient très rarement lors des saints de glace, les températures minimales lors de cette période sont contrastées d'une année sur l'autre.

Par ailleurs, des gelées en plaine ne sont pas impossibles après les saints de glace.

Bien qu'il s'agisse d'une légende, la tradition millénaire a pris le pas et certains jardiniers actuels attendent généralement la mi-mai pour planter en extérieur les plantes gélives (tomates, courgettes, etc.).

Plutôt qu'une période de refroidissement, les saints de glace ont été «inventés» pour souligner que c'est la dernière période de l'année où le refroidissement nocturne (souvent par nuit de rayonnement avec un ciel clair, d'ailleurs) est suffisant pour générer des gelées en plaine (en Ardenne, c'est plus tardif...).

Il faut comprendre les Saints de Glace comme "dernière période où des gelées peuvent se produire si la situation est favorable" et non comme on l'entend souvent, par déformation "période de l'année favorable aux situations donnant les dernières gelées".

C'est une nuance importante ! C'est simplement la situation atmosphérique générale la cause du froid éventuel de cette période.

Statistiquement, la température moyennée sur de nombreuses années ne baisse pas comme par magie durant ces quelques jours de mai mais, simplement, la date des gelées les plus tardives, si elles arrivent, ne dépasse généralement pas cette période en plaine.

D'ailleurs, certaines périodes des Saints de Glace ont été très douces voire carrément caniculaires, mettant alors à mal les dictons à ce sujet, comme en mai 1998 où la barre des 30°C a été atteinte en Belgique